Les femmes dans les formations et écoles d’ingénieurs : où en est-on ?

30/06/2016

Une récente étude publiée par la CDEFI (conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs) a montré que les femmes sont de plus en plus nombreuses dans les formations d’ingénieurs. Un chiffre encourageant qui ne cesse de grimper. Les explications.

Écoles d’ingénieurs : un milieu qui se féminise

La part des femmes dans les formations d’ingénieurs s’accroît. En effet, sur l’année scolaire 2014-2015, plus de 36 000 femmes étaient inscrites dans une école d’ingénieurs, et représentaient 28 % de l’effectif global.

Ce taux des effectifs féminins ne cesse de grimper. L’étude menée par la CDEFI le démontre : augmentation du taux de 13,3 % durant les 5 dernières années, 42,2 % au cours des 10 dernières années, et 222 % en 25 ans.

La situation des femmes ingénieurs au sein de la profession est également encourageante. Bien que le taux de chômage soit plus élevé chez les femmes que les hommes (5,5 % contre 4,1 % en 2014), celui-ci reste deux fois plus faible que l’ensemble de la population active. En 2015, 92,7 % des femmes ingénieurs étaient en CDI, dont 93,8 % étaient cadres.

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Pourquoi cette progression ?

La hausse du taux d’effectifs féminins au sein des formations d’ingénieurs s’explique par les différentes initiatives mises en œuvre par les écoles auprès des lycées. Le but ? Sensibiliser les jeunes filles aux métiers d’ingénieurs et améliorer la parité pour les promotions futures.

 Plusieurs campagnes ont été menées :

  • Organisation de débats entre lycéennes et femmes ingénieurs ;
  • Création de sites internet afin de former un public jeune et féminin sur les métiers. News quotidiennes, témoignages et séries sont au programme.

En termes de parité, l’INSA de Lyon se hisse au sommet du classement. Avec un taux de 32 % de femmes scolarisées contre 27 % pour la moyenne nationale, il présente un fonctionnement original afin d’attirer les femmes au sein de la structure. Parmi les dispositifs mis en place, le système de « marrainage » (système de mentorat d’une élève par une femme de la profession) permet aux jeunes filles de mieux comprendre le métier d’ingénieur.

Les femmes en écoles d’ingénieurs : une diversité encore trop limitée

Si les chiffres sont encourageants, la progression reste encore trop lente. Selon un rapport du CGEF (Contrôle général économique et financier) en juillet 2015, la diversité selon le sexe et les origines sociales est toujours trop limitée.

L’étude montre notamment que le taux de féminisation dans les écoles réputées est le plus faible. En effet, on estime à 18 % la part des élèves étudiantes pour l’École Polytechnique et 20 % pour l’École des Mines et Paris Tech.

De plus, les hommes sont plus nombreux que les femmes à bénéficier d’une bourse d’étude attribuée sur critères sociaux. Un tiers des étudiants sont boursiers contre un quart des étudiantes.

Pour améliorer la diversité au sein des formations d’ingénieurs, le rapport du CGEF préconise l’élargissement des classes préparatoires et une attention plus particulière à l’admission par dossier afin de diversifier les recrutements des futurs ingénieurs.

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